Plusieurs scandales ont éclaté à un moment sur le syndrome du choc toxique menstruel. En effet, certaines protections hygiéniques, notamment les tampons, les coupes menstruelles, mais aussi les serviettes hygiéniques dans une certaine mesure, sont responsables de ce phénomène. Or, les conséquences peuvent être désastreuses pour les femmes et les jeunes filles et peuvent même être fatales.

 

 

Qu’est-ce que le syndrome du choc toxique ?

C’est une maladie infectieuse, causée par les toxines libérées par des souches de bactéries courantes, ou plus précisément de la bactérie staphylocoque dorée. Ce germe libère la toxine dangereuse après un port prolongé d’un tampon (pendant plus de 4h). Si les toxines sont libérées dans l’organisme, elles peuvent s’attaquer à certains organes comme le foie, les poumons et les reins.

Il faut toutefois noter qu’il s’agit là d’une pathologie des règles et non d’une protection spécifique. D’ailleurs, si les cas les plus courants et les plus médiatisés sont liés aux tampons, il existe aussi des cas où le choc toxique est provoqué par la coupe menstruelle et plus rarement par la serviette hygiénique.

Si vous êtes atteinte de ce syndrome, vous pouvez présenter les symptômes suivants : diarrhées, vomissements, maux de gorge, fièvre, fatigue… Vous pouvez même tomber dans le coma. Toutefois, les risques les plus graves liés à cette pathologie sont l’amputation d’une membrane et la mort.

 

 

Qu’en est-il des allergies aux serviettes hygiéniques ?

Bien que le syndrome du choc toxique puisse rarement être provoqué par des serviettes jetables, le risque est toujours présent. Quoi qu’il en soit, les femmes sont plus susceptibles de faire des réactions allergiques et de souffrir de démangeaisons et d’irritations à cause des substances chimiques présentes dans ces types de protections jetables.

Ces réactions sont causées par trois phénomènes :

  • Une mycose vaginale, qui est une infection des organes génitaux résultant du candida albicans (un champignon microscopique)
  • Le lichen scléro-atrophique, qui est une maladie cutanée, une affection chronique des parties génitales.
  • Un signe que vous ne supportez tout simplement pas les produits d’hygiène jetables. Votre corps vous envoie donc un signal pour que vous en changiez au plus vite afin de préserver votre hygiène intime.

 

 

Quoi qu’il en soit, les allergies aux serviettes hygiéniques ne sont pas aussi dangereuses que l’on voudrait vous le faire croire, mais à condition toutefois d’y remédier au plus vite, pour éviter d’aggraver la situation.

 

 

Quelles sont les solutions pour éviter ces pathologies ?

Pour réduire les risques d’allergies et du syndrome du choc toxique à néant, la meilleure solution est de se servir d’une culotte de règles. Faite en coton biologique et dépourvue de produits chimiques, elle possède un taux d’absorption élevé et assure un confort optimal. De plus, elle préserve notre santé.

Si l’idée ne vous tente pas et que vous préférez vous contenter des tampons et serviettes hygiéniques, choisissez des serviettes lavables qui ne contiennent pas de substances toxiques. De même, au tout début et vers la fin des menstruations où les pertes sont faibles, utilisez un protège-slip lavable en coton.

Les serviettes en tissu et les culottes périodiques sont toutes deux fabriquées à partir de matériaux naturels. Il existe actuellement plusieurs marques sur le marché. En outre, adoptez une bonne hygiène intime pour éviter la prolifération des bactéries dans l’organisme. Pendant les règles, lavez-vous tous les jours pour éliminer les résidus de sang sans le vagin.

Ce simple geste permettra en même temps de limiter les risques d’infection bactérienne. Attention toutefois à ne pas laver cette zone en profondeur, car cela risque de déséquilibrer le pH de la flore vaginale et donc paradoxalement d’accroître les risques d’infections et d’allergies aux serviettes hygiéniques.