Définition – Que signifie l’arbitrage ?

L’arbitrage est le processus qui consiste à faire appel à un tiers pour régler un litige d’assurance entre un assureur et un assuré. L’arbitrage est souvent préféré par les compagnies d’assurance et les assurés parce qu’il peut être moins coûteux et moins long que d’essayer de résoudre le problème devant un tribunal avec des avocats et un juge ou un jury.

Nous vous expliquons l’arbitrage

Des litiges peuvent souvent survenir entre une compagnie d’assurance et un assuré si la compagnie d’assurance tente de payer un sinistre pour une valeur inférieure à ce que l’assuré attendait. Par exemple, si un assuré dépose une demande d’indemnisation après un accident de voiture, l’assureur peut essayer de payer la demande pour une somme inférieure à ce que l’assuré pensait que la demande valait. Dans ce cas, l’arbitrage peut être utilisé pour que le tiers déclare la valeur de la réclamation et règle ainsi le problème.

L’attrait de l’arbitrage diminue-t-il sur le marché des assurances ?

Traditionnellement, les contrats d’assurance prévoient des clauses d’arbitrage comme mécanisme de règlement des litiges, plutôt que des procès devant les tribunaux. Toutefois, la tendance pourrait lentement commencer à changer. Cet article explore les raisons de ce changement.

Les clauses d’arbitrage sont sans aucun doute très courantes dans les contrats d’assurance. Cela s’explique par diverses raisons.

Premièrement, l’un des principaux avantages de l’arbitrage – tant pour les assureurs que pour les assurés – est la confidentialité. Une clause d’arbitrage régie par le droit anglais comporte un devoir implicite de confidentialité. Cela signifie que les litiges peuvent être entendus sans la menace d’une publicité négative et du risque de réputation associé.

Deuxièmement, les sentences arbitrales ne lient que les parties à la sentence. Elles n’ont aucune valeur de précédent. Les assureurs en particulier peuvent considérer l’absence de précédent comme un avantage car elle leur permet de présenter des arguments différents quant à l’interprétation de certaines clauses. Cela signifie, par exemple, que si un assureur d’un niveau peut être condamné par un tribunal à payer une indemnité, un assureur d’un autre niveau devant un autre groupe d’arbitres peut connaître un résultat différent. En outre, un assureur peut vouloir prendre une position contre un assuré et une autre contre son réassureur, et il peut le faire dans le cadre d’un arbitrage sans que l’autre partie ait conscience d’une quelconque contradiction. Par conséquent, si le risque de décisions incohérentes est parfois cité comme un inconvénient de l’arbitrage, la nature des activités d’assurance (souvent basées sur des dispositions complexes de stratification et un libellé de formulaire assez standard), peut atténuer ce risque pour les assureurs.

Malgré ces avantages, il se peut que nous assistions aujourd’hui à un début d’abandon de la clause d’arbitrage dans les contrats d’assurance. Pourquoi cela pourrait-il se produire ?

Dans le passé, on croyait que l’arbitrage était moins cher et plus rapide que le recours aux tribunaux. Ce n’est plus toujours le cas (si tant est qu’il l’ait jamais été). Les honoraires des arbitres peuvent être importants et, avec trois arbitres dans la plupart des panels et des institutions d’arbitrage qui facturent des frais administratifs, les coûts s’accumulent rapidement. Les arbitrages peuvent également être considérablement retardés par le manque de disponibilité (parfois pendant des mois ou des années) d’arbitres très occupés. Bien qu’il y ait une grande marge de manœuvre pour la flexibilité et l’efficacité de l’arbitrage (et un arbitrage bien géré y parviendra), cela peut souvent dépendre de la volonté des parties de prendre les mesures nécessaires. Entre-temps, les tribunaux anglais se sont davantage concentrés sur la gestion des affaires. Les frais de justice sont également relativement insignifiants (les juges et les greffiers ne facturent pas de taux horaire, bien qu’il y ait des frais pour le dépôt de certains documents).

Le système judiciaire présente d’autres avantages que l’arbitrage ne peut pas offrir, ou ne peut offrir que si les parties sont prêtes à convenir de la position contractuelle. Il s’agit notamment de la possibilité de demander une divulgation préalable, de la disponibilité d’une procédure de jugement sommaire et d’une procédure simple pour joindre d’autres parties à la procédure. Le système judiciaire anglais présente donc un attrait important.

En outre, les assureurs et les assurés peuvent désormais être mieux formés pour prendre en considération une série de clauses de règlement des litiges avant de conclure des contrats d’assurance. L’amélioration de la sécurité des contrats sur le marché de l’assurance peut signifier que les parties se concentrent davantage sur les termes de leur contrat dès le départ. Dans le passé, les assurés étaient peut-être plus enclins à ne rechercher les clauses de règlement des litiges qu’une fois qu’ils avaient fait une demande de règlement au titre de la police.

Il reste à voir si un changement significatif est en train de se produire. Les parties internationales hésitent encore à s’engager dans un système juridique qui leur est étranger et, à cet égard, l’arbitrage présente souvent un intérêt tant pour les assureurs que pour les assurés. Aux États-Unis, les parties qui risquent de se retrouver devant les tribunaux sont souvent désireuses d’éviter un procès devant un jury, et l’arbitrage est un moyen simple de le faire. Enfin, beaucoup dépend des exigences différentes des assureurs et des assurés, qui varient constamment en fonction de la couverture et des parties concernées. Toutefois, l’ouverture d’une discussion sur la résolution des litiges est une étape importante pour garantir que toutes les possibilités appropriées sont prises en compte.