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Une mère peut-elle refuser un test de paternité ?

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Une mère peut-elle refuser un test de paternité ?

 

Un rapide tour d’horizon des forums de discussion sur les sites web parentaux populaires voit une question familière soulevée par des mamans inquiètes : Puis-je refuser un test de paternité ?

Etablir la paternité d’un enfant peut être important pour de nombreuses raisons. Le père potentiel peut vouloir savoir si l’enfant est le sien afin de pouvoir établir une relation avec l’enfant. Cela a des implications pour le soutien financier et les droits de succession. D’autre part, un homme peut se voir demander une pension alimentaire pour un enfant qu’il ne croit pas être le sien. Même si un homme conteste la paternité, s’il a été désigné par la mère comme le père de son enfant, il devra payer une pension alimentaire jusqu’à ce que le test ADN prouve le contraire. Dans tous ces cas, une mère peut refuser un test ADN de paternité.

 

Les raisons de ce refus sont très variées et certaines carrément déchirantes. Certaines impliquent que les mères sont hésitantes face au processus et aux implications qu’il implique. Certaines évitent la poursuite forcée de relations abusives. D’autres ne coopèrent pas car elles ne veulent tout simplement pas que le père soit impliqué de quelque manière que ce soit dans l’éducation de leur enfant. Les relations peuvent s’être brisées, les parents peuvent être passés à autre chose et avoir entamé de nouvelles relations, la mère peut avoir identifié une autre figure paternelle potentielle pour son enfant.

 

Il n’en reste pas moins que s’il est généralement facile d’identifier la mère d’un enfant, seul un test ADN scientifique peut confirmer la paternité et désigner un individu comme père. Dans la plupart des relations stables, la paternité est rarement un problème. Un homme est considéré comme le père légal d’un enfant s’il est marié à la mère au moment de la naissance de l’enfant, ou si son nom est inscrit sur l’acte de naissance de l’enfant (sauf preuve légale du contraire). Cependant, les recherches estiment qu’au Royaume-Uni, 1 père sur 50 élève sans le savoir l’enfant d’un autre père. Dans certains cas, la mère n’a pas révélé l’identité du vrai père bien qu’elle le sache ou qu’elle en ait au moins une forte idée. Dans d’autres cas, la mère peut véritablement ne pas savoir qui est le père suite à une succession de partenaires.

 

Qu’est-ce qu’un test de paternité ?

Les tests de paternité prouvent la filiation en analysant l’ADN au sein des échantillons fournis par les membres de la famille. En examinant des marqueurs d’ADN spécifiques dans chaque échantillon, il est possible d’identifier quelle moitié de l’ADN de l’enfant est héritée de la mère et quelle moitié provient du père. Lors du test d’un père biologique, l’enfant et le père partageront des sections identiques d’ADN à chaque marqueur. Lorsque l’homme testé n’est pas le père biologique, il y aura des différences dans l’ADN. Les résultats sont précis à 100%.

 

Les tests de paternité légaux sont nécessaires pour servir de preuve au tribunal. Pour être conformes, ils doivent être effectués selon des instructions spécifiques, connues sous le nom de chaîne de possession. Des collecteurs d’échantillons formés s’assurent que la bonne personne fournit l’échantillon en vérifiant l’identité, en prenant des photos et en obtenant des papiers signés. En d’autres termes, l’échantillon d’ADN ne quitte pas la garde de ceux qui sont légalement responsables de l’authenticité de ses résultats. Ces tests légaux peuvent toujours être effectués à votre domicile, mais un collecteur d’échantillons doit y assister. 

 

Toute personne ayant un  » intérêt personnel suffisant  » (y compris l’agence de soutien à l’enfance) peut demander à la Haute Cour ou à un magistrat une déclaration de filiation. Il existe plusieurs textes législatifs clés qui déterminent comment les tribunaux abordent les désaccords entre les parents au sujet de leurs enfants. Le principal est la loi sur les enfants de 1989. Elle a été mise à jour par des lois ultérieures du Parlement, notamment la loi sur les enfants et les familles de 2014, mais reste la partie la plus importante de la loi pour les parents séparés. Le tribunal peut ordonner que des tests ADN soient effectués pour déterminer la filiation. Le consentement d’un enfant de moins de 18 ans n’est pas nécessaire, mais seulement celui de la personne qui en a « la charge et le contrôle ». Si cette personne ne donne pas son consentement, alors le tribunal peut prendre des dispositions pour que l’échantillon soit prélevé s’il estime que cela est dans l’intérêt de l’enfant. En d’autres termes, une mère pourrait être contrainte d’entreprendre un test ADN de paternité.