Le monde traditionnel de la viticulture française collecte des fonds d’une manière résolument nouvelle : par le biais d’investissements en ligne. L’entrepreneur bordelais Maxime Debure a lancé un site de financement de foule appelé Wine-Funding, qui permet à quiconque « d’acheter une participation dans des domaines viticoles qui viennent de démarrer, de rénover ou de s’agrandir ».

Les vignerons présentés sur le site sont sélectionnés par des « experts » de Wine-Funding (sommeliers, critiques de vin, etc.), et les investisseurs peuvent y contribuer en finançant un certain nombre de projets, de l’acquisition de terrains à l’achat d’équipement. Selon le type de projet, les investisseurs deviendront actionnaires ou seront remboursés en vin.

Les viticulteurs peuvent envoyer des échantillons aux experts de l’entreprise afin d’être sélectionnés pour le financement d’un projet. Le site, qui a été lancé le mois dernier avec les seuls viticulteurs français, acceptera à terme des projets d’autres pays.

La tendance au crowdfunding s’est largement infiltrée dans le monde de l’alimentation et des boissons. Aux États-Unis, un site met en relation des restaurateurs en herbe et des investisseurs, qui reçoivent une participation au capital, ainsi que des avantages typiques liés à l’investissement, tels que des invitations à des fêtes et des réductions futures. Kickstarter a également joué un rôle important dans le financement de projets dans le domaine de l’alimentation et des boissons. En avril, un distributeur de vin a permis de collecter 100 000 euros via Kickstarter en 15 heures seulement. Un appareil de brassage à domicile a suscité un intérêt considérable l’année dernière, permettant de récolter plus d’un million de dollars malgré un objectif de seulement 200 000 euros.